Allons ubayaker sur l’Ubaye!

Pour bien démarrer la saison estivale, Guillaume B (président du CKTSV, il faut le dire) a proposé une sortie dans la vallée de l’Ubaye pour le weekend du 23-24 juin et Luc l’a également proposé à son club. Étaient présents du CKLOM Luc et Ronan, du CKTSV François, Guillaume et JS, Clément de Grenoble et Fabrice de Dijon. Dans une démarche éco-citoyenne, et surtout parce que le CKTSV ne pouvait pas taxer le minibus du CKDM, ce fut le vaisseau amiral de la flotte du CKLOM qui fut mis à contribution pour transporter cette délégation!

Samedi 23 juin – Classique de l’Ubaye et du Bachelard

RDV à 7h15 au CKLOM pour charger le matériel, puis direction le CKTSV pour charger le reste. Une occasion d’apprécier la remorque cage du CKLOM qui permet un chargement rapide sans prise de tête. Puis nous taillons la route jusqu’à Grenoble où nous retrouvons Clément et sa camionnette verte. Petite pause courses à l’inter de la Fare où nous faisons les poubelles pour y trouver des cagettes en bois pour le barbecue, puis nous continuons vers Gap, où Luc prend la direction du Verdon. Du Verdon?! Ah merde c’est sur l’Ubaye qu’on va! Heureusement qu’il y a Waze pour nous faire découvrir les routes locales et mettre les talent de pilote de Luc à l’épreuve.

La journée commence avec la classique de l’Ubaye. C’est une section en classe III avec quelques passages IV (dont le fameux rapide de la dent de requin). Comme il fait beau Luc décide de sortir le manches courtes afin de parfaire son bronzage. Et c’est le top départ! On enchaîne à vue, tout se passe bien. Trop bien même. François tente donc une nage. Bonhomme et matos sont rapidement récupérés. Et c’est au tour de Fabrice de baigner. Au fait, on vous avait dit que Fabrice naviguait en Tornado, le tout piloté par une Schlegel? La suite se passe sans encombre, pas même un bain dans la dent de Requin. Ah, Fabrice sauve l’affaire et baigne dans le drossage de la sortie des gorges juste avant l’arrivée. Cela dit, on peut aussi mentionner nos nombreux appuis dans ce même drossage (et selon certaines sources, un kayak se serait même retrouvé temporairement sur le toit). Une fois au débarquement c’est l’heure de la pause repas, où JS nous apprend qu’au CKTSV il n’existe aucun quota sur le nombre de bains. Une suggestion au président pour les prochaines sorties? Ou alors instaurer dans le règlement intérieur une prime de sauvetage?

Nous filons ensuite sur le Bachelard, un affluent de l’Ubaye vers Barcelonnette. Grosse différence par rapport à l’Ubaye: la vallée est bien plus encaissée, et l’enchaînement des rapides est… rapide (justement!). Une sorte d’Aqualand en III-IV apprécié par le groupe. Mais comme il fait toujours beau Luc conserve ses manches courtes. En revanche, l’embarquement est lui coté en classe V, avec une pente proche des 100%. A la fin de la première gorge, petite révision de la sécurité en allant secourir Fabrice qui avait à nouveau baigné. La vallée s’élargit un peu et l’aqualand se transforme en gravières. Heureusement, un dernier rapide à 200m de l’arrivée, celui de l’Uvernet, vient redonner du piment à la descente. Guillaume fait un stop juste en amont pour nous le signaler mais finalement on s’y engage tous ensemble. Fabrice baigne à nouveau. Luc qui le suivait esquimaute et Guillaume subira le même sort en tentant de récupérer le nageur. La rumeur dit que Ronan aurait écopé de la même sanction. Quelle heure se fait-ce? 18h30. Ça vous tente une descente sur fond de coucher de soleil sur les Alpes? Bah oui! On y retourne et Luc part pleine balle en ouvreur, et Clément se demande bien si l’on fera un stop. Le voilà rassuré puisque Luc s’arrête quand même à l’arrivée.

La faim se fait sentir et nous décidons d’installer notre camp sur l’aire de picnic du débarquement (du Bachelard…).  C’est le moment de brûler ces palettes et cagettes si durement acquises pour faire griller les brochettes et les saucisses, le tout accompagner des amuses bouches habituels: saucisson, bière artisanale, mais surtout, le cake à la banane amené par Fabrice (la recette ainsi que le nom de la chef-cuistot sont classés secret défense).

Dimanche 24 juin – Classique de l’Ubaye et Ex-infrans du haut

Pour cette journée nous retrouvons Luc M, ancien membre du CKLOM, et qui a fait la compétition de l’Ubayak la veille (boarder cross dans les Exs du haut). Luc et Luc inquiètent tout le monde en sortant la dry suit (ils ne le savent pas encore mais elles vont êtres utiles!). Nous commençons par une partie en classe III en amont des Exs du haut pour que tout le monde puisse naviguer. Fabrice baigne, mais surtout lors de ce bain le Tornado prend un gros choc (fort heureusement pas de gros bobos pour Fabrice). Un rapide check-up, un contre choc pour faire revenir le plastique et la machine est remise en circulation. Décidément c’est incassable ces Prijon!

Nous arrivons au pont de la Fresquière, point de départ des Exs infrans du haut. Fabrice et François nous abandonnent et nous regardent partir sur la première ligne droite, longue d’un km, cotée en cl. IV/V. Dans cette ligne droite, c’est chacun pour sa vie: les rouleaux sont gros, puissants et collants. En cas de bain, la récupération est difficile avant la fin de la ligne droite. Elle est encore plus difficile si le kayak a le bon goût de parfaitement se cravater sur un bloc du bras gauche de la rivière 200m en aval de son propriétaire qui attend bras droite (Ronan en l’occurrence). Dites donc, ça ne commencerait pas à ressembler à un gros sketch tout ça? Entre l’élaboration de notre stratégie, les premiers essais infructueux de crochetage du kayak pour le mouflage, il nous aura fallu une heure, un plongeur encordé (merci Guillaume!), deux cordes, Clément, Luc et Luc M en sécu les fesses dans l’eau (heureusement qu’on avait la dry suit) pour récupérer le kayak à la corde tenue par JS. Un vrai travail d’équipe! Nous laissons le kayak en bordure de rivière et enchaînons le rapide du fer à cheval (cl. IV+), qui passe comme une lettre à la poste. Une fois arrivés à la fin du parcours, qui est aussi le début de la classique (où François et Fabrice nous attendaient), Guillaume explique la situation. Alors décision est prise d’enchaîner sur la classique pendant que Luc B prend la camionnette de Clément qui avait été posée là pour remonter à la recherche de Ronan. A 40 km/h sur la route en scrutant les bas-côtés, Luc ne le voit toujours pas et continue jusqu’au pont de la Fresquière. L’endroit est bien animé par la fête du bois, mais ô surprise, Luc finit par trouver Ronan avec son kayak, qui s’était fait offert des pralines par un artisan local. Vous vous doutez bien que le kayak n’est pas tombé du ciel, en fait Ronan était parti le chercher pendant qu’on finissait les Exs!

Une fois à l’arrivée de la classique, pas de signe du reste du groupe. Un raft arrive et nous informe que suite à un sketch de Fabrice à la dent de Requin, ce dernier a débarqué rive droite mais son Prijon a continué tout seul jusqu’en bas. Ah bah oui le voilà qui arrive justement, escorté par notre groupe. Ronan et Guillaume partent récupérer Fabrice, qui lui aussi a fait du chemin à pied et 3 minutes plus tard ils sont tous de retour. Un rapide casse-croûte et c’est le retour sur Lyon.

 Ce fut un agréable weekend, entre la bonne équipe, le cadre très joli et les belles rivières. A refaire la prochaine fois!